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BIENVENUE DANS LA « MANGEOIRE » : POURQUOI VOTRE MINISTRE PRÉFEÉRÉ FINIRA PAR VOUS TRAHIR

On nous annonce un remaniement. Un nouveau « messie » arrive au gouvernement : diplômes prestigieux, CV long comme le bras, une détermination à déplacer des montagnes. On y croit. Pourtant, six mois plus tard, le lion rugissant est devenu un chaton ronronnant sous la table des banquets.

Ce n’est pas de l’incompétence. C’est l’art du Cartel. Un système si parfait qu’il ferait passer la mafia sicilienne pour une amicale de quartier et les Yakuzas pour des enfants de chœur.

 Le Comité d’Accueil : « Touche pas à mon grisbi »

Dès que monsieur le ministre pose ses fesses dans son fauteuil en cuir, il veut réformer. Erreur de débutant. Il découvre vite que les administrations les plus « juteuses » (celles où l’argent coule comme du champagne) sont gardées par des « Barons ». Ces derniers ne servent pas l’État, ils se servent de l’État pour financer le Système. Le ministre veut auditer ? On lui glisse à l’oreille :

« Monsieur le ministre, ce dossier appartient à un tel. Cette société est la propriété de tel Baron. On ne touche pas, on regarde ailleurs. »

 La Méthode « papa gâteau » : Le kit de survie du corrompu

Si le ministre fait mine de résister, le Cartel sort l’artillerie lourde : la tendresse empoisonnée. Il y a d’abord le pack de bienvenue; une voiture rutilante, des parfums à faire pâmer une reine, des liqueurs millésimées et un sac de billets si ventru qu’il ne ferme plus.

Puis vient « l’otage familial » . C’est là que le piège se referme. On nomme son fils ici, sa femme là-bas. On les implique dans le réseau.

Le sermon du diable finit le travail :

« Tu ne veux pas construire ? Tu vas laisser quoi à tes enfants ? Le patriotisme ne remplit pas le cartable des petits. Donne-leur la chance de réussir, comme nous. » Et voilà notre ministre, pris entre le luxe et la culpabilité, qui finit par céder. On ne démissionne pas d’un festin où toute votre famille est assise à table.

Le chantage au budget : « On divise ou on paralyse »

Pour les ministres qui ont la tête dure, le Cartel utilise l’arme fatale : le robinet. Le ministre veut lancer un grand projet national ? Le Cartel lui rit au nez :

« Magnifique projet ! Maintenant, divise le budget en deux. Ou en quatre. On prend notre part, tu prends la tienne, et avec les miettes, tu nous bricoles un truc provisoire pour la photo. »

Si le ministre refuse ? On lui coupe les vivres. Rien. Pas un centime. Pour ne pas paraître totalement inutile devant l’opinion, il accepte de morceler son rêve. Résultat : une route qui s’arrête au milieu de nulle part et un projet qui naît déjà en ruines. Dans ce système, tout est fait pour que l’individu échoue ; seul

le Cartel doit prospérer.

La Presse : Les mendiants de l’info

Pour que le crime soit parfait, il faut faire taire les témoins. La stratégie du Cartel est brillante : l’asphyxie financière des médias. L’objectif est de rendre le journaliste si vulnérable qu’il perd sa lucidité au profit de son estomac. On veut des journalistes mendiants, des chasseurs de « per diem » qui rampent pour une enveloppe.

C’est ainsi qu’une ministre, gavée par le système, peut se permettre de narguer la profession : « Vous, les journalistes minables et pauvres, vous n’êtes même pas capables de vous offrir une bicyclette ! » Quand la presse a faim, elle n’écrit plus, elle chante les louanges de ceux qui la nourrissent.

 La sortie : Le navire ou le cimetière

Dans le Cartel, le mot « démission » n’existe pas. C’est une trahison. Si vous décidez de claquer la porte, assurez-vous d’avoir un bunker et des stocks de riz pour dix ans. Le

Cartel décrète l’embargo total :

vous avez un restaurant ? Une clinique ? Un hôtel ? Plus personne ne franchira votre porte sur ordre d’en haut. On vous retire vos marchés, on vous affame, on vous bute socialement. Sortir du navire, c’est accepter de devenir un paria dans son propre pays.

La Tragédie du Réformateur

En fin de compte, le ministre n’est qu’une décoration sur un gâteau déjà partagé. Dans cette pièce de théâtre, les acteurs changent, mais le scénariste reste le même. Le Système ne se réforme pas, il vous absorbe. Et si vous refusez d’être digéré, il vous recrache dans le caniveau.

Que la République soit !

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